• Testé pour toi : la télésurveillance

     

    Quand tu t'es endormie la veille comme une masse. Que tu as passé la nuit à avoir chaud, puis froid, puis chaud, puis très chaud (putain de ménopause ! )...

     

    Qu'il est cinq heure du mat'. Que tu te réveilles comme une fleur. Que tu te lèves toute guillerette. Que tu passes à la salle de bain en mode cool/raoul pour te brosser les dents. Que tu en ressors. Que soudain tu es prise comme un lapin dans les phares d'une voiture et que du coup, tu te figes dans une position débile, à poil que tu es parce que t'avais vraiment eu trop chaud à la fin de ton sommeil. Que tu cours comme une dératée pour arrêter ce bruit insoutenable. Que bien sûr, puisque c'est son job, le système d'alarme te téléphone pour savoir si tu es l'auteur du cambriolage en cours ou l'occupant de l'habitation et dans ce dernier cas, te demande le code du système. Que tu mets une plombe pour trouver le téléphone, deux plombes pour retrouver tes lunettes qui te permettront de lire ce putain de code dont tu ne parviens jamais à mémoriser la combinaison. Que comme tu as mis une plombe pour trouver le téléphone, le gars de l'autre côté est déjà passé au suivant sur  la liste des personnes de confiance qui ont accès aux chiffres magiques. Que ton père Michu est contacté à l'autre bout de la terre. Puis tes voisins. Puis de nouveau toi enfin puisque tout le monde roupille.

    Que la vie soudain devient un enfer. Que finalement tout s'arrange.

    Que tu repars te coucher en essayant de te dire que tout cela n'a pas existé, en attendant les insultes du père Michu et des voisins quelques heures plus tard, car ils ont bien entendu le téléphone sonner mais ... ils dormaient.

    Que finalement tu te demandes à quoi sert ce système, vu que si tu avais vraiment été agressée, le protocole de précaution fait que tu avais le temps de te faire violer douze fois et assassiner quinze avant que la cavalerie ne réagisse ... pour découvrir ton corps.

    Froid bien sûr.

    Gnê.

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :